BIENVENUE DANS LE COLLOQUE 2026
CHAMANISME • VOIES DE CONNAISSANCE • VOIES DE GUÉRSION
LE 31 OCTOBRE 2026 AU CMU DE GENÈVE
PROGRAMME DE LA JOURNÉE
9h-9h15 Introduction au colloque
Dr. Nathalie Calame
Nathalie Calame, médecin, homéopathe et naturopathe, s’intéresse depuis longtemps aux « médecines du monde ». C’est dans cet esprit qu’elle organise pour la fondation LCC, dont elle est vice-présidente, et pour la 6e fois, un colloque d’ethnomédecine, afin d’ouvrir le champs des connaissances et des rencontres, dans les domaines thérapeutiques et sacrés.
Podcast « La médecine et l’invisible ».
La Dr Nathalie Calame sur la Radio Suisse Romande, 27 juin 2023.
11h-12h Titre Conférence
Catherine Duffour
13h30-14h30 Quelques frictions actuelles dans le domaine des psychédéliques: ayahuasca, savoirs amazoniens et science psychédélique
Jeremy Narby est un anthropologue et auteur canado-suisse. Titulaire d’un doctorat en anthropologie de l’Université de Stanford, il est surtout connu pour ses travaux pionniers reliant le chamanisme amazonien, la biologie moléculaire et l’intelligence de la nature.
Il a vécu plusieurs années avec le peuple Asháninka dans la forêt amazonienne péruvienne, étudiant leurs connaissances botaniques et leur utilisation de l’ayahuasca. Depuis la fin des années 1980, il travaille comme directeur des projets amazoniens pour l’ONG suisse Nouvelle Planète, aidant les peuples autochtones à défendre leurs terres, à promouvoir l’éducation interculturelle et à lutter contre la déforestation.
Jeremy Narby cherche à combler le fossé entre le savoir indigène et la science rationnelle occidentale. Ses livres les plus notables incluent :
• Le Serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir : Il propose la théorie selon laquelle le savoir chamanique sur l’ADN (vu sous forme de serpents entrelacés lors des visions d’ayahuasca) proviendrait d’une communication directe avec le monde naturel à l’échelle moléculaire.
• L’intelligence dans la nature : Il explore la capacité de la nature à prendre des décisions et s’interroge sur la suprématie humaine face à l’intelligence des autres espèces.
14h30-15h15 L’iboga e(s)t la médecine du lien
Ou les apports du bois sacré au cadre de soin des thérapies assistées par psychédéliques en Occident.
Svea Nielsen, psychologue, dipl. ethnopsychiatrie (www.nemus.life); co-fondatrice et formatrice (www.latribu.academy); co-fondatrice association Eleusis (www.eleusis-society.ch)
L’iboga était une des plantes psychédéliques la moins connue jusqu’’il y a peu, elle se baladait dans les marges, entre les tribus pygmées du Gabon et les maisons de soins pour toxicomanes. Pas ou peu récréative, voire létale, elle demande également une préparation et une intégration différentes des autres médecines. Mais voilà qu’un président U.S. en parle et elle semble tout d’un coup ouvrir la voie pour une facilitation de la recherche, voire une tant attendue dėcriminalisation des psychédéliques.
Au niveau de la clinique, le travail en profondeur du bois sacré nous amène à remettre au centre du soin des éléments de base comme la connexion au thérapeute, les émotions et le corps, le lien à l’invisible comme ressource, le profond humour du monde spirituel, la douceur et la lenteur au cœur du vivant. Et par là-même, à questionner le cadre classique des thérapies psychédéliques en cabinet.
15h45-16h30 Quand les patient.e.s prennent la parole : naissance et missions de Psychédelos
Jonathan Neels Crespo, co-président de l’Association Psychédelos
L’Association Psychédelos est née de la rencontre de patients suivis par un même psychiatre dans le cadre de thérapies assistées par psychédéliques (PAT). Les séances de groupe, organisées notamment pour mutualiser les coûts en l’absence de prise en charge par l’assurance maladie, ont été le terreau de cette rencontre et ont donné naissance à une dynamique associative portée par les patients eux-mêmes.
L’intervention reviendra sur les trois piliers de l’association :
– les cercles de parole, premier dispositif mis en place pour offrir un espace d’intégration entre patients ;
– la fonction d’ombudsman, pensée pour protéger les acteurs de la PAT — au premier rang desquels les patients ;
– la recherche communautaire menée avec l’Université de Lausanne, portée par les patients eux-mêmes sur la manière dont ils auraient souhaité être soignés. Les résultats seront publiés fin août 2026.
16h30-17h15 Table ronde
Animée par Nathalie Calame